

VOLET DE PRÉVENTION
La prévalence du surpoids et de l’obésité chez l’enfant et l’adolescent reste trop élevée : 20 % des enfants de 6 à 17 ans étaient en surpoids dont 5,4 % en situation d’obésité en 2017.
Parmi les enfants en surcharge pondérale (ou obèses) à l’âge de 6 ans, près d’un enfant sur 2 le reste en troisième. C’est dans ce contexte que les professionnels de la maison de santé s’investissent, à tous les âges de la vie de nos jeunes pour réaliser en milieu scolaire un circuit de sensibilisation à l’activité physique, la nutrition et au harcèlement scolaire, en lien avec la grossophobie.
Nous intervenons sur les établissements scolaires de Boisseron (dirigé par Mr DURAND Stéphane) et de Saussines (dirigé par Mr Frédéric THÉRON). Nos interventions sont animées selon 3 volets:
- la diététique & la nutrition : Mme Célia Le-du , diététicienne de la maison de santé, aborde les différents groupes alimentaires, l’équilibre alimentaire, la conception d’un repas équilibré et l’élaboration d’un gouter adapté
- L’activité physique et la sédentarité sont traitées par nos kinésithérapeutes (Mme Élise ESCANDE et Mr Clément GRIMALTOS )qui proposent des routines sportives, des techniques de récupération (cohérence cardiaque) et qui vont organiser dans les deux structures scolaires des olympiades sportives, qui seront recompensées par un gouter fruité équilibré;
- L’atelier « harcèlement scolaire » sera réservé aux plus grands. En effet, avant leur départ au collège, il nous a semblé pertinent que notre psychologue (Éva ALIBAY) aborde cette thématique, afin de permettre à vos enfants de:
- reconnaitre les situations de harcèlement scolaire,
- réagir, en informant l’entourage adulte à proximité
- contacter des personnes ressources.
ÉCOLE DE BOISSERON
ÉCOLE DE SAUSSINES
Les professionnels de santé de la Bénovie, se sont associés à la Maison de santé de Saint-Just pour aborder une double thématique : l’allaitement maternel & la diversification alimentaire. Il s’agit ici, au cours de cette action, de sensibiliser les jeunes parents ou les professionnels de la petite enfance, à l’importance de la prise en compte des bons conseils, dés le plus jeune âge, en terme d’alimentation. Cet échange permet une prise de conscience réciproque, des freins & obstacles qui peuvent exister au cours de cette étape de la vie, d’en discuter en vue d’appréhender de nouveaux comportements.


Une soirée d’échanges a été organisée par la MSP, afin de permettre aux futurs parents de mettre en oeuvre leur projet d’allaitement maternel lors de la naissance de leur enfant.
Une approche pluriprofessionnelle a permis d’aborder l’alimentation de la femme allaitante, les recommandations pratiques de l’allaitement, les avantages & les pièges à éviter.

Le lait maternel est la meilleure alimentation pour bébé. Sa composition spécifique couvre tous les besoins de bébé et est parfaitement adapté à son développement. Il contient les vitamines, sels minéraux, oligoéléments, sucres, graisses, protéines dont votre bébé a besoin pour bien grandir, le tout en justes quantités.
Mais ce n’est pas tout, sa composition varie au cours de la tétée, en s’enrichissant en graisses au fur et à mesure que le sein se vide ou lorsque les tétées se rapprochent, mais aussi au cours de la journée et au fil des mois pour s’adapter vraiment aux besoins de bébé qui grandit.
« Malgré l’amélioration de la qualité des laits infantiles, la composition nutritionnelle et l’apport en substances biologiques du lait maternel ne peuvent être reproduits. Aucun autre lait que le lait d’une mère ne peut s’adapter de façon permanente aux besoins du nourrisson en croissance », affirme un communiqué du Ministère de la Santé.
Nos fiches Parent’Aise
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Bien démarrer son allaitement à la maternité: Les premières heures comptent. Cette fiche explique les gestes essentiels dès la naissance : comment stimuler la montée de lait, reconnaître si bébé boit bien, quoi éviter absolument, et comment gérer les premiers jours si ça ne se passe pas comme prévu. |
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Le retour à la maison: Rentrer chez soi, c’est souvent là que les vraies questions commencent. Cette fiche couvre les premiers jours après la maternité : comment savoir si bébé boit assez, gérer l’engorgement, les mamelons douloureux, et à quel moment appeler un professionnel. |
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Quand le sein fait mal – fiche synthèse: Douleur au sein pendant l’allaitement, ce n’est pas toujours la même chose. Engorgement, canal bouché, mastite, abcès : quatre situations bien distinctes, qui ne se gèrent pas de la même façon. Cette fiche aide à identifier ce qui se passe et à savoir quoi faire, et quand consulter en urgence. |
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L’assouplissement par contre-pression (ACP): Le sein est dur, le mamelon aplati, bébé n’arrive plus à prendre le sein. L’ACP est un geste manuel précis, à faire juste avant la tétée. Cette fiche explique comment le réaliser : position des doigts, durée, ce qu’on doit sentir, et ce que ça change. |
Pour aller plus loin
PARENT’AISE ALLAITEMENT
La MSP Bénovie n’a pas attendu qu’un parent se retrouve seul à 2h du matin avec un bébé qui ne prend pas le sein. Elle a réuni une médecin généraliste, une sage-femme et une psychologue pour construire quelque chose de concret : des fiches claires, validées, disponibles sur le site et en salle d’attente.
C’est ce type de réponse coordonnée qui change la donne localement. Pas un renvoi vers un site national générique. Pas une brochure importée d’ailleurs. Des supports pensés ici, pour les familles du territoire, avec les professionnels qui les suivent au quotidien.
L’allaitement, c’est souvent là où se jouent les premières fragilités du post-partum. Une mère qui abandonne faute d’information, faute d’un repère accessible au bon moment, c’est aussi une occasion manquée de prévention. La MSP Bénovie fait le choix d’intervenir tôt, avec des outils simples, plutôt que de gérer les conséquences plus tard.
Le lien avec la PMI, les associations d’allaitement et les réseaux de soutien à la parentalité renforce cette logique : le territoire dispose maintenant d’un fil conducteur commun, d’un langage partagé entre structures. C’est ce genre d’articulation qui construit une vraie continuité de soins à l’échelle locale.
L’intérêt pour les patients et les habitants:
Quand on rentre à la maison avec un nouveau-né et que l’allaitement se passe mal, on ne sait pas toujours à qui s’adresser. Appeler son médecin pour une question de position ? Pas évident. Chercher sur internet ? On tombe sur des forums contradictoires.
Les fiches « Parent’aise allaitement » répondent à ça. Ce sont des supports courts, lisibles, écrits pour être compris par tout le monde, y compris les personnes qui ont du mal avec les textes longs ou techniques. La méthode FALC (Facile à Lire et à Comprendre) garantit que le contenu reste accessible, sans jargon, sans noyer l’essentiel.
Chaque fiche traite un moment précis : les premiers jours, les nuits difficiles, la reprise du travail, la conservation du lait… On n’a pas à tout lire d’un coup. On prend ce dont on a besoin, au moment où on en a besoin. Depuis le site de la MSP, depuis un QR code en salle d’attente, ou directement sur un téléphone.
Et derrière ces fiches, il y a des professionnels que les familles du territoire connaissent déjà. Ce n’est pas un contenu anonyme. C’est le Dr Bézard, la sage-femme, la psychologue de la MSP. Ça change la confiance qu’on accorde à ce qu’on lit.
Descriptif de notre initiative:
« Parent’aise allaitement » est un projet de création et de diffusion de fiches pédagogiques sur l’allaitement maternel, lancé en novembre 2025 par la MSP Bénovie.
Le projet est porté par quatre référents : le Dr Florence Bézard (médecin généraliste, référente allaitement), Sarah Desesquelles (sage-femme), Eva Alibay (psychologue) et Denis Cazillac (coordinateur MSP). Ces quatre professionnels se réunissent trimestriellement pour co-construire les contenus.
Les fiches sont produites selon la méthode FALC (Facile à Lire et à Comprendre), format A4 recto-verso. Elles sont téléchargeables sur notre site et diffusées via QR codes intégrés à chaque document, proposées en salle d’attente et en relais sur les réseaux sociaux. Chaque fiche est relue et validée par le Dr Bézard et la sage-femme, conformément aux recommandations de Santé Publique France et de l’OMS.
Le calendrier prévoit une fiche par mois de novembre 2025 à octobre 2026, soit 10 fiches au total. Les thèmes couverts sont les suivants : bien démarrer l’allaitement, positions et confort, les premiers jours à la maison, quand bébé pleure souvent, l’allaitement mixte, la conservation du lait maternel, la reprise du travail, quand consulter, ressources et contacts utiles. D’autres thèmes peuvent s’ajouter selon les besoins exprimés.
Le projet s’adresse aux parents et futurs parents du territoire, aux professionnels de santé impliqués dans le suivi périnatal, et aux structures partenaires (PMI, associations d’allaitement, réseaux de soutien à la parentalité).
Le projet s’articule avec deux autres actions de la MSP : le dispositif MRTC et les ateliers allaitement.
Les coulisses de la co-construction:
Écrire une fiche sur l’allaitement, ça paraît simple. En pratique, c’est une autre histoire.
Quand le Dr Bézard, Sarah Desesquelles et Eva Alibay se retrouvent autour d’une table, chacune arrive avec un angle différent. La médecin pense cadre clinique, recommandations, ce qu’il ne faut surtout pas écrire de travers. La sage-femme pense corps, geste, le moment précis où ça coince. La psychologue pense vécu, charge émotionnelle, ce que la mère ressent quand elle n’y arrive pas et qu’elle se demande si c’est de sa faute.
Ces trois lectures ne disent pas la même chose. Et c’est exactement pour ça qu’elles sont toutes les trois nécessaires.
La méthode FALC ajoute une contrainte supplémentaire, pas des moindres. Facile à Lire et à Comprendre, ça veut dire : phrases courtes, un seul message par phrase, aucun mot technique sans explication, mise en page aérée. Pour des soignants habitués à rédiger des comptes-rendus ou des ordonnances, c’est un exercice qui demande un vrai effort. Écrire simple, c’est souvent plus difficile qu’écrire savant.
Avant publication, chaque fiche repasse entre les mains du Dr Bézard et de la sage-femme. Validation médicale, vérification des formulations, conformité avec les recommandations de Santé Publique France et de l’OMS. Rien ne sort sans ce dernier regard.
VOLET DE PRISE EN SOIN
Son principe :
Prévenir, à travers une prise en charge pluridisciplinaire, le surpoids et l’obésité chez les enfants de 3 à 12 ans à risque d’obésité, en surpoids ou en obésité non complexe. Il permet à ces enfants de bénéficier sur prescription médicale, d’une prise en charge précoce et pluridisciplinaire – diététique, psychologique, activité physique – remboursée à 100 % par l’Assurance Maladie sans avance de frais par la famille, ni dépassement d’honoraires.
Notre dépliant d’information est disponible en téléchargement PDF ici :


De 3 à 12 ans, un enfant peut bénéficier sur une période de 2 ans, selon ses besoins et sur prescription médicale, des prestations suivantes :
- 3 bilans : diététique, activité physique et psychologique. Le bilan diététique est systématique. Chaque bilan ne peut être réalisé qu’une fois pour chaque enfant ;
- 6 séances de suivi nutritionnel et/ou psychologique renouvelables 2 fois si besoin.

Dans le cadre de leur consultations à la maison de santé, les parents des enfants concernés par une problématique de surpoids seront orientés dans le dispositif que la MSP a mis en place. Cette orientation sera toujours faite avec le consentement des parents & de l’enfant.
Une fois le consentement accordé, les parents vont rencontrer un premier professionnel, qui fera le point avec eux sur le contexte et les méthodes de prise en soins à envisager.
Dans le cadre de MRTC, différentes consultations d’expertises seront programmées avec:
- la diététicienne de la MSP qui effectuera son 1er bilan diététique;
- l’équipe des M-kinésithérapeute qui établira un bilan de capacités physiques;
- la psychologue pourra être proposée à l’enfant et sa famille si des détresses psychologiques ont été évoquées.
À l’issu de ces consultations, les comptes-rendus seront transmis à la msp et déposés dans le dossier médical de l’enfant. Chaque compte-rendus sera mis à la disposition des différents professionnels intervenants dans le dispositif, pour consultation , afin qu’ils prennent connaissance des orientations et recommandations spécifiques énoncés par chacun d’eux.
Le médecin de l’enfant peut être médecin généraliste, OU médecin exerçant dans un service de protection maternelle et infantile (PMI).
La prise en charge prescrite est ensuite mise en œuvre par des professionnels de santé de la MSP et la psychologue qui y est rattachée. Ils ont été référencés au préalable auprès de leur caisse d’assurance maladie.






























